Avant le rapatriement au Canada, j'ai eu l'opportunité de faire partie du club d'escalade KCC (Kandahar Climbing Club) à titre de vice-président. J'ai fais une publicité que j'ai collé un peu partout sur la base et les gens ont montré leur intérêt. L'adjudant maître Claude Poirier à fait bougé les choses et les approbations nécessaire nous ont été accordées. L'Agence de soutient en déploiement des forces armées canadienne/PSP nous ont accordé les fonds nécessaire à acheter l'équipement et les prises artificielles. Deux conteneurs nous ont été donnée comme structure de base. Un gentil soldats américain nommé Calvin nous a procuré le bois et quelques semaines de travail plus tard, nous avons construit deux grottes d'escalade. Le projet d'avoir un mur à vus quelques difficultés d'approbation, un autre groupe y travail en ce moment. À la fête du Canada, nous avons construit un bateau du genre 'Pierre à Feu/Fred Cailloux' identifiant le club et avons coursé avec les autres groupes de militaires canadien. Beaucoup de plaisir.
Pour quelques semaines j'ai été transféré au département de 'property accounting'. Une des tâches était de me promené en VTT sur le périmètre de la base afin de visiter les tours de gardes et inspecter les biens de l'OTAN avant de prendre quelques photos et d'en faire un rapport. Pendant cette même période, un taliban à tiré un coup de fusil de nuit sur un véhicule. Pendant quelques jours, tout le monde qui devait circuler sur le périmètre du camps se devait de porter la veste pare balle et le casque. Même si mon travail s'effectuait de plein jours, j'ai eu une certaine monté d'adrénaline en conduisant le VTT sur ce même chemin. Par sécurité, je me stationnais derrière les tours de gardes. Une autre tâches à été de cataloguer les systèmes d'éclairage solaire qui longeaient le 'boardwalk'. Afin d'identifier les numéros de série et de prendre les photos nécessaire, j'ai entrepris de marcher sur le toit du 'boardwalk'.. une autre monté d'adrénaline en regardant la fragilité de la structure usé par le soleil afghan. J'en ai profité pour prendre quelques photos qui démontraient l'état d'usure avancé.
Gilles Perrault a posté un Tamböa en me demandant de le donner à des enfants afghans. Après quelques revers sur le projet concernant l'association d'écoles Afghanes avec d'autres au Canada et la limitation d'accès avec le présent contrat, j'ai décidé de mener à terme le projet en donnant l'instrument de musique à un interprète afghan surnommé 'Doc' que je côtoyais régulièrement au travail. On le nommait ainsi car lorsqu'il ne travaillait pas comme interprète, il pratiquait dans sa clinique à l'extérieur de la base militaire. Quelques semaine plus tard, Doc n'était plus au travail. On m'a appris qu'un taliban est entré dans sa clinique et à tiré quelques coups de feux dont un qui l'a atteint au foie. Un certain moment, Doc est venu nous dire bonjour pour une dernière fois. Il avait maigrit et sont teint était différent, quoique la même étoile habitait encore ses yeux. Il m'a confirmé qu'un groupe d'enfants avait belle et bien reçut l'instrument. C'est la dernière fois qu'on s'est vus. C'est choquant et incompréhensible à la fois.
À toute les semaines il y a une journée bazaar sur la base militaire. Les marchants viennent vendre différent produits. Entre 60 et 80 enfants accompagnent leur père et viennent pratiquer leur anglais tout en participant au marché. Depuis quelques années, le règlement demande aux enfants accompagnant de se présenter à la petite école, l'école du bazaar. Ils sont enseigné pendant une heure par des professeur locaux et s'amusent ensuite à l'extérieur après un petit goutté. Judy Reid qui est en charge des activités m'a demandé la veille si je désirais montrer aux enfants comment 'jongler' avec les poï. Ne sachant pas si j'aurais droit à un interprète, je me suis dirigé vers le 'boardwalk' pour demander aux commerçants de m'apprendre quelques mots de plus en pashto: En haut, en bas, à gauche, à droite, ouvert, fermé, égal, inégal, tu fais bien et calme toi. Incertain quoique motivé, je me présente à l'école. J'entre dans un conteneur remplis de donations et j'y trouve de petits cônes oranges. Je réserve une partie du terrain de jeux en la délimitant par des barrières en aluminium. Les enfants sortent un à un de leurs salles de cours. Quelques militaires américain et moi-même nous amusons avec les poï. Les enfants marchent vers nous. Ils cherchent maintenant à prendre les poï qui sont regroupé dans ma main. Je leur demande d'attendre et je lève le bras pour qu'ils les laissent aller. VLAM! Un petit sournois m'en arrache un, puis un autre fais de même sous l'exemple de sons copain, et un autre. Je reprends les poï et les tiens plus fermement. Je leur fais signe de se mettre en ligne et leur demande YOW YOW qui signifie un à un. Rien ne change. Je leur fais signe de me suivre et je passe entre les barrières qui délimitent l'entrée de la ligne d'attente. Ça y est, ils sont en ligne! J'ai droit à un soldat bénévole qui garde la ligne... une chance pour moi! Je distribue des poï à cinq enfants et leur demande de rester devant leur cône respectif. CHAOS. Les enfants courent partout, tapent les poï sur le sol, les lances loin dans les airs et certains sont maintenant à l'autre bout du terrain. hhhhhaaaaaa! Est-ce que cette activité va pouvoir fonctionner? Qu'est-ce que je fais ici? Bon ok, je cours après les enfants un à un et reconquière les poï de leurs mains. Essaie numéros trois, ils semblent comprendre et accepter les règlements. Le soldat arrive à contenir les enfant en ligne et les cinq qui sont dans la zone de jeux sont plus attentif. Probablement que le goutté de chocolats et boissons gazeuses y est pour quelque chose dans cette hyperactivité quasi incontrôlable. La vague redescend et les plus turbulents sont déjà passés. Un petit futé m'aide à replacer les cônes entre les rotations. Il s'attend ensuite à participer sans faire la ligne d'attente. Certains vont passer l'heure entière en ligne au chaud soleil afghan (11-12pm au mois de juillet... Y FA CHÔ!). J'arriverais à avoir une belle connexion avec les derniers groupes. Je comprendrais à ce moment pourquoi j'ai accepté de faire cette activité.
Depuis longtemps je désirais travailler dans une boutique de vélo. J'ai réalisé mon souhait ici sur la base militaire! J'ai été voir les deux frères au 'bike shop' et leur ai proposé de travailler quelques heures en échange d'un breuvage froid. Assembler des vélos à côté d'un patron habillé d'une traditionnel jalaba à été une expérience hors de l'ordinaire. Un rêve devenus réalité : )
Dominique Goineau






























